PER : un placement flexible ? Déblocage, sortie, transfert et versements

Le plan d’épargne retraite est plus souple que les anciens produits retraite sur plusieurs points : les versements volontaires peuvent être adaptés dans le temps, la sortie peut généralement s’effectuer en capital, en rente ou en combinant les deux, et les droits sont transférables vers un autre PER. Cette flexibilité ne signifie toutefois pas que l’argent reste disponible à tout moment. En principe, l’épargne est bloquée jusqu’à la retraite, sauf dans les cas de déblocage anticipé prévus par la loi.
6 octobre 2026
Sommaire
- Les versements sur un PER sont-ils flexibles ?
- Comment récupérer son épargne à la retraite ?
- Dans quels cas peut-on débloquer un PER avant la retraite ?
- Quelle fiscalité en cas de déblocage anticipé ?
- Peut-on transférer un PER ou un ancien produit retraite ?
- PER ou PERP : lequel est le plus flexible ?
- Comment demander le déblocage de son PER ?
- Sortie en rente ou en capital : que choisir ?
Les versements sur un PER sont-ils flexibles ?
Pour les versements volontaires, le PER laisse une latitude importante à l’épargnant. Sur un PER individuel, il est possible d’effectuer des versements ponctuels ou programmés. Aucun plafond légal ne limite le montant total pouvant être versé volontairement, même si la déduction fiscale pouvant être bénéficiée est, elle, plafonnée. Le contrat peut en revanche fixer ses propres montants minimaux de versement.
Il est donc possible, selon les conditions du plan, d’augmenter, de réduire ou d’interrompre des versements programmés lorsque la situation financière évolue. Cette caractéristique est particulièrement utile pour une épargne retraite constituée pendant plusieurs décennies, au cours desquelles les revenus et les capacités d’épargne peuvent varier.
Trois compartiments qui ne répondent pas aux mêmes règles
Tous les PER sont structurés autour de trois compartiments correspondant à l’origine de l’épargne(1).
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Compartiment |
Origine des sommes |
Particularité principale |
|---|---|---|
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1 - Versements volontaires |
Sommes versées volontairement par l’épargnant |
Déduction fiscale possible dans certaines limites |
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2 - Épargne salariale |
Participation, intéressement, abondement, certains droits CET, etc. |
Régime fiscal et modalités de sortie spécifiques |
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3 - Versements obligatoires |
Cotisations obligatoires du salarié et/ou de l’employeur |
Sortie normalement prévue en rente |
Dans un PER individuel, les deuxième et troisième compartiments sont essentiellement alimentés à l’occasion de transferts provenant d’autres dispositifs. Un ancien PERCO peut par exemple alimenter le compartiment d’épargne salariale, tandis que des cotisations provenant d’un ancien contrat « article 83 » sont susceptibles d’alimenter le compartiment obligatoire.
Cette distinction est fondamentale : deux sommes détenues dans le même PER peuvent ne pas avoir les mêmes possibilités de déblocage, de sortie ou la même fiscalité.
Comment récupérer son épargne à la retraite ?
Lorsque le titulaire obtient sa pension de retraite ou atteint l’âge légal permettant la liquidation du PER, il peut en principe récupérer les droits provenant de ses versements volontaires et de l’épargne salariale sous trois formes :
- en capital, en une seule fois ou en plusieurs versements ;
- en rente viagère, versée périodiquement jusqu’au décès ;
- en combinant capital et rente.
Le capital peut donc être fractionné. Cette possibilité permet de ne pas nécessairement retirer toute l’épargne dès le départ en retraite. Les sommes qui restent sur le plan demeurent investies et continuent donc d’évoluer, à la hausse comme à la baisse selon les supports détenus, tout en restant soumises aux frais du plan.
Un point doit néanmoins être vérifié dans le contrat : lorsqu'un titulaire a choisi de manière irrévocable une sortie en rente viagère dès l’ouverture du PER individuel, une sortie ultérieure en capital n’est plus possible pour les droits concernés.
Les versements obligatoires restent soumis à une règle particulière
Les sommes du troisième compartiment, issues de cotisations obligatoires, sont en principe liquidées en rente viagère et non en capital.
Il existe toutefois une exception pour les petites rentes. Lorsque le montant mensuel de la rente ne dépasse pas 110 euros(2) , une conversion en capital peut être réalisée avec l’accord de l’assureur et du bénéficiaire.
Ainsi, dire que « tout PER peut sortir à 100 % en capital » est inexact. Il faut toujours regarder l’origine des sommes.
Dans quels cas peut-on débloquer un PER avant la retraite ?
Le PER reste un produit destiné à financer la retraite. Un retrait anticipé n'est donc possible que dans les situations définies par l'article L. 224-4 du Code monétaire et financier.
La liste a évolué en 2026. Depuis le 14 juin 2026, le texte prévoit huit motifs si l'on comptabilise séparément chaque cas numéroté et le nouveau 2° bis :
- Le décès du conjoint ou du partenaire de Pacs du titulaire.
- L'invalidité du titulaire, de ses enfants, de son conjoint ou de son partenaire de Pacs, dans les conditions prévues par le Code de la sécurité sociale.
- Une affection grave, un handicap ou un accident d'une particulière gravité concernant un enfant à charge du titulaire. Ce nouveau motif a été introduit en juin 2026.
- Le surendettement du titulaire.
- L'expiration des droits à l'assurance chômage, ainsi que certaines situations concernant d'anciens mandataires sociaux sans contrat de travail ni mandat depuis au moins deux ans.
- La cessation d'une activité non salariée après une liquidation judiciaire, ainsi que certaines situations intervenant dans le cadre d'une procédure de conciliation à la demande du président du tribunal de commerce et avec l'accord du titulaire.
- L'acquisition de la résidence principale.
- Le fait que le titulaire soit âgé de moins de 18 ans au moment de sa demande.
Le nombre de cas présenté dans des articles plus anciens peut donc différer : avant la modification entrée en vigueur le 14 juin 2026, le nouveau motif n'existait pas dans cette rédaction.
L'achat de la résidence principale ne débloque pas toutes les sommes
L'acquisition de la résidence principale est l'un des éléments qui distinguent particulièrement le PER de plusieurs anciens produits d'épargne retraite. Il est possible de mobiliser avant la retraite les droits provenant des versements volontaires et de l'épargne salariale.
En revanche, les droits provenant de versements obligatoires, c'est-à-dire le troisième compartiment du PER, ne peuvent pas être débloqués pour financer cette acquisition.
Exemple : une personne possède 40 000 euros sur son PER, dont 30 000 euros issus de versements volontaires et 10 000 euros provenant d'un ancien contrat article 83 correspondant à des cotisations obligatoires. Pour l'achat de sa résidence principale, les 30 000 euros peuvent potentiellement être mobilisés. Les 10 000 euros du compartiment obligatoire restent indisponibles pour ce motif.
Le décès du titulaire n'est pas un « retrait anticipé »
Le décès du titulaire doit être distingué du décès de son conjoint ou partenaire de Pacs.
Le décès du titulaire entraîne la clôture du PER(3). Il ne constitue donc pas un déblocage anticipé demandé par l'épargnant. Les modalités de transmission dépendent ensuite de la forme du plan.
Quelle fiscalité en cas de déblocage anticipé ?
La fiscalité dépend à la fois du motif du déblocage et de l'origine des sommes retirées. C'est l'une des raisons pour lesquelles il faut éviter de parler d'une fiscalité unique du PER(4).
Accidents de la vie : les sommes retirées sont exonérées d'impôt sur le revenu
Pour les cas qualifiés d'« accidents de la vie » par la doctrine fiscale, c'est-à-dire notamment le décès du conjoint ou partenaire, l'invalidité, la situation grave touchant un enfant à charge(5), le surendettement, la fin des droits au chômage ou la cessation d'une activité non salariée dans les conditions prévues par la loi, les versements comme les produits sont exonérés d'impôt sur le revenu.
La fraction correspondant aux versements est également exonérée de prélèvements sociaux. Les produits ou gains restent, eux, soumis aux prélèvements sociaux sur les produits de placement.
Il s'agit d'un point important lorsque les versements volontaires avaient initialement été déduits du revenu imposable : contrairement à une sortie ordinaire en capital à la retraite, le montant correspondant à ces versements n'est pas réintégré dans le revenu imposable lors d'un déblocage pour accident de la vie.
Achat de la résidence principale : le choix fiscal effectué à l'entrée compte
Pour les versements volontaires, deux situations doivent être distinguées.
Si les versements ont été déduits du revenu imposable, la fraction du retrait correspondant à ces versements est soumise au barème progressif de l'impôt sur le revenu, sans l'abattement de 10 % applicable aux pensions. Les produits sont soumis à la fiscalité applicable aux revenus du capital.
Si les versements n'ont pas été déduits, leur remboursement est exonéré d'impôt sur le revenu. Seuls les produits sont fiscalisés selon les règles applicables.
La fiscalité de l'épargne salariale répond encore à d'autres règles. Avant de demander un retrait important pour financer un achat immobilier, il est donc utile d'identifier précisément la provenance des sommes figurant dans le PER.
Le nouveau cas de sortie d'un PER détenu par un mineur n'est pas traité fiscalement comme un accident de la vie : le BOFiP le classe avec les sorties en capital à l'échéance et les sorties pour acquisition de la résidence principale.
Peut-on transférer un PER ou un ancien produit retraite ?
La transférabilité constitue l'un des principaux éléments de souplesse du PER. Elle permet notamment d'éviter de conserver plusieurs produits retraite dispersés au gré d'une carrière professionnelle.
Transférer un PER vers un autre PER
Les droits détenus sur un PER peuvent être transférés vers un autre PER.
Les frais de transfert sont légalement plafonnés à 1 % des droits acquis(6) lorsque le transfert intervient avant cinq ans. Ils deviennent nuls une fois écoulée une période de cinq ans à compter du premier versement dans le plan, ainsi qu'à compter de l'échéance du PER.
Avant de transférer, le niveau des frais n'est cependant pas le seul critère à examiner. Il faut également comparer les frais de gestion du nouveau plan, ses supports d'investissement, ses garanties éventuelles, ses options de rente et les modalités de gestion.
Plusieurs anciens produits retraite peuvent être transférés vers un PER
La loi permet notamment de transférer vers un PER des droits constitués sur(7) :
- un PERP ;
- un contrat Madelin ;
- un ancien contrat relevant du régime Préfon ;
- la Complémentaire retraite des hospitaliers ;
- certains contrats gérés par l'Union mutualiste retraite ;
- un PERCO ;
- un contrat relevant de l'ancien « article 83 », lorsque le salarié n'est plus tenu d'y adhérer.
Depuis le 24 octobre 2024, les frais applicables aux transferts de ces anciens produits visés par l'article L. 224-40 sont plafonnés par voie réglementaire à 1 % des droits acquis et deviennent nuls après dix ans à compter du premier versement dans le produit transféré.
Un transfert ne fait pas disparaître l'origine des sommes
C'est une précaution essentielle avant de regrouper plusieurs contrats.
Le transfert d'un ancien article 83 vers un PER, par exemple, ne transforme pas automatiquement les cotisations obligatoires en versements volontaires. Les droits obligatoires rejoignent le compartiment correspondant et conservent donc les restrictions associées, notamment l'impossibilité de les débloquer pour l'achat de la résidence principale et, en principe, l'obligation d'une sortie en rente.
De même, les droits provenant d'un PERCO sont rattachés au compartiment correspondant à l'épargne salariale.
Le transfert apporte donc une simplification de gestion, mais il n'uniformise pas juridiquement toutes les sommes détenues dans le nouveau plan.
PER ou PERP : lequel est le plus flexible ?
Le PER a été conçu notamment pour harmoniser et assouplir les anciens dispositifs d'épargne retraite. Le PERP n'est d'ailleurs plus commercialisé depuis le 1er octobre 2020(8), même si les contrats existants peuvent continuer à être détenus et alimentés.
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Critère |
PERP |
PER |
|---|---|---|
|
Nouvelle souscription |
Impossible depuis le 1er octobre 2020 |
Oui |
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Versements |
Libres ou réguliers selon le contrat |
Versements volontaires ponctuels ou programmés selon le plan |
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Sortie normale |
Principalement en rente ; capital possible dans certaines limites et situations |
Capital, rente ou combinaison des deux(9) pour les versements volontaires et l’épargne salariale |
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Part de capital à la retraite |
En principe jusqu’à 20 % si le contrat le prévoit, hors exceptions |
Jusqu’à 100 % des droits éligibles au capital |
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Capital fractionné |
Possibilités plus limitées |
Capital possible en une ou plusieurs fois |
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Achat de la résidence principale avant la retraite |
Pas de faculté générale comparable à celle du PER |
Oui, hors droits issus de versements obligatoires |
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Déblocages exceptionnels |
Accidents de la vie prévus par le régime du PERP et, sous conditions, rachat d’un petit PERP inférieur à 2 000 € |
Cas prévus par l’article L. 224-4, dont résidence principale et nouveaux cas introduits en 2026 |
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Transfert |
Peut être transféré vers un PER |
Transférable vers un autre PER |
Le PERP prévoyait toutefois quelques exceptions à la sortie essentiellement en rente. Lorsqu'un contrat le permet, jusqu'à 20 % de l'épargne peut notamment être versée en capital à la retraite. Une sortie intégrale en capital est également possible dans certaines situations particulières, notamment lorsque la rente serait inférieure à 110 euros par mois.
Comparer simplement « six cas de déblocage pour le PERP contre sept pour le PER » n'est donc plus pertinent en 2026. D'une part, la législation du PER a changé en juin 2026. D'autre part, certains cas propres au PERP, comme le rachat d'un petit contrat inférieur à 2 000 euros sous conditions, ne correspondent pas aux mêmes situations que les motifs de déblocage du PER.
Comment demander le déblocage de son PER ?
La procédure dépend d'abord de la raison pour laquelle l'épargne est récupérée.
Pour un déblocage anticipé
Le titulaire doit s'adresser à l'organisme qui gère le plan. Pour les demandes de déblocage anticipé, l'administration indique notamment qu'il faut fournir un justificatif d'identité, un relevé d'identité bancaire et le justificatif permettant de démontrer que le motif légal de déblocage est bien rempli.
Le déblocage anticipé prend la forme d'un versement unique en capital, mais la demande peut porter sur tout ou partie des droits pouvant être débloqués. Il n'est donc pas nécessaire de liquider systématiquement la totalité du PER.
Pour une sortie à la retraite
À l'échéance, la démarche consiste généralement à :
- demander la liquidation auprès de l'organisme gestionnaire ;
- vérifier l'origine des sommes présentes dans les différents compartiments ;
- choisir, lorsque les droits le permettent, entre capital, rente ou une combinaison des deux ;
- décider, en cas de capital, d'un versement unique ou fractionné ;
- mesurer les conséquences fiscales avant de fixer le calendrier des retraits.
Ce dernier point peut modifier sensiblement le montant net perçu.
Sortie en rente ou en capital : que choisir ?
La flexibilité offerte par le PER ne signifie pas qu'une forme de sortie soit systématiquement préférable à l'autre. Le choix répond à des besoins différents.
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Sortie en capital |
Sortie en rente viagère |
|---|---|---|
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Disponibilité |
Libre utilisation des sommes versées |
Revenu périodique |
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Durée |
Le capital peut être consommé |
Versement jusqu’au décès |
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Fiscalité |
Peut-être concentrée sur une année ou répartie avec des retraits fractionnés |
Imposition au fil du versement de la rente |
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Gestion après la retraite |
Le titulaire doit gérer le capital restant |
Transformation d’une partie de l’épargne en revenu régulier |
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Transmission |
Capital restant potentiellement transmissible selon sa situation et son placement |
Dépend des options de rente, notamment d’une éventuelle réversion |
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Risque principal |
Épuiser trop rapidement le capital |
Renoncer à la disponibilité du capital converti en rente |
Le fractionnement du capital peut limiter un pic d'imposition
Lorsque des versements volontaires ont été déduits du revenu imposable à l'entrée, ils sont soumis au barème progressif de l'impôt sur le revenu lors d'une sortie ordinaire en capital.
Retirer une somme élevée la même année peut donc augmenter le revenu imposable et, selon la situation du foyer, conduire une partie de ce revenu dans une tranche supérieure. Fractionner les retraits sur plusieurs années peut permettre de répartir cette imposition. L'effet exact doit cependant être calculé au regard des autres revenus du foyer et de la législation applicable au moment de chaque retrait.
La rente protège contre le risque d'épuiser son capital
La rente viagère répond à une autre logique : elle transforme l'épargne en revenu versé jusqu'au décès. Elle apporte donc une visibilité sur la présence d'un revenu régulier, mais réduit en contrepartie la disponibilité du capital transformé en rente.
La question de la transmission dépend notamment des options prévues au contrat. Une rente non réversible cesse au décès du bénéficiaire, tandis qu'une rente assortie d'une réversion peut continuer à être versée au bénéficiaire désigné selon les conditions contractuelles.
Le choix peut aussi être mixte : conserver une partie du PER sous forme de capital pour financer des projets ou disposer d'une réserve et convertir le reste en rente afin de compléter ses revenus réguliers.
Et le PER Préfon-Retraite ?
Le PER Préfon-Retraite permet d'adapter l'effort d'épargne au fil du temps, ce qui peut être utile lorsque les revenus évoluent au cours d'une carrière dans la Fonction publique. En 2026, la classe de cotisation de base correspond à 258 euros par an, soit 21,50 euros par mois.
- A partir de 21,50 €, l'affilié fixe le niveau de cotisation comme il le souhaite ; il peut facilement moduler ses versements sans frais.
- A la retraite, il peut utiliser ses droits sous forme de rente viagère, de capital en une seule fois ou de manière fractionnée ou à la carte selon vos besoins et vos projets. Son épargne non encore liquidée continue d'être revalorisée, et il peut à tout moment simuler ses choix de sortie depuis son espace client.
- L'affilié peut récupérer son capital en cas de coup dur ou d'achat de sa résidence principale.
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FAQ sur la flexibilité du PER
Non. Le PER reste en principe bloqué jusqu'à la retraite. Avant cette échéance, le titulaire doit se trouver dans l'une des situations prévues par l'article L. 224-4 du Code monétaire et financier. Un simple besoin de trésorerie ne permet pas de retirer librement son épargne.
Pas systématiquement. Avant cinq ans, l'organisme peut facturer des frais allant jusqu'à 1 % des droits acquis. Après cinq ans, le transfert entre PER est gratuit. Les règles applicables au transfert d'anciens produits retraite vers un PER sont différentes : le plafond réglementaire applicable aux produits visés par l'article L. 224-40 est de 1 %, avec gratuité après dix ans à compter du premier versement.
Un déblocage anticipé peut ne porter que sur une partie des droits éligibles. Si des sommes restent ensuite sur le plan et qu'un autre événement prévu par la loi survient, une nouvelle demande peut en principe être examinée au regard de ce nouveau motif. Chaque demande doit toutefois remplir ses propres conditions. Les restrictions liées à l'origine des sommes demeurent, notamment l'impossibilité d'utiliser les versements obligatoires pour l'acquisition de la résidence principale(10).
Le décès entraîne la clôture du plan. Pour un PER bancaire, l'épargne entre dans la succession. Pour un PER assurantiel, le capital ou la rente est versé aux bénéficiaires désignés selon les règles applicables au contrat et avec une fiscalité qui dépend notamment de l'âge du titulaire au moment du décès.
La souplesse du PER se manifeste à plusieurs étapes : versements volontaires adaptables, transfert entre plans, choix entre capital et rente à la retraite et possibilité d'une sortie anticipée dans certaines circonstances.
La limite reste claire : hors cas prévus par la loi, l'épargne est destinée à rester investie jusqu'à la retraite. Pour apprécier réellement la flexibilité d'un PER, il faut aussi regarder l'origine des sommes. Des versements volontaires, de l'épargne salariale et des cotisations obligatoires logés dans le même plan ne disposent pas nécessairement des mêmes règles de sortie.
(1) Service Public, Plan d'épargne retraite (PER), vérifié le 18 juin 2026.
(2) Code des assurances, Article A160-2, modifié par Arrêté du 17 juillet 2023.
(3) Service Public, Plan d'épargne retraite (PER), vérifié le 18 juin 2026.
(4) BOFiP, BOI-IR-BASE-20-50-20 et BOI-IR-BASE-20-50-10.
(5) Code monétaire et financier, Article L. 224-4, version en vigueur depuis le 14 juin 2026.
(6) Code monétaire et financier, Article L. 224-6, version en vigueur depuis le 25 octobre 2023.
(7) Code monétaire et financier, Article L. 224-40, version en vigueur depuis le 24 octobre 2024.
(8) Ministère de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique, Comment fonctionne le plan épargne retraite populaire (PERP) ?, le 16/07/2026.
(9) Service Public, Plan d'épargne retraite (PER), vérifié le 18 juin 2026.
(10) Code monétaire et financier, Article L. 224-4, version en vigueur depuis le 14 juin 2026.
