PER et impôts : comment défiscaliser avec un PER ?

Le Plan d’Épargne Retraite (PER) permet de réduire ses impôts en déduisant ses versements du revenu imposable, tout en préparant un complément de revenus à la retraite. Cet article vous explique pas à pas comment fonctionne cette défiscalisation, quels plafonds utiliser, de quelle manière déclarer ses versements et ajuster sa stratégie dans le temps.
21 avril 2026
Comment fonctionne le PER ?
Le Plan d’Epargne Retraite (PER) est un contrat retraite individuel par capitalisation introduit par la loi Pacte en 2019. Il permet de se constituer, pendant sa vie active, un complément de revenus pour la retraite. L’épargnant effectue des versements volontaires qui s’accumulent jusqu’à la retraite.
L’épargne versée sur un PER est en principe bloquée jusqu’au départ à la retraite. Au moment de la retraite, les droits constitués peuvent être récupérés selon les modalités prévues au contrat (capital, rente ou combinaison des deux), ce qui transforme l’épargne accumulée en complément de pension.
Le PER Préfon-Retraite s’inscrit dans ce cadre général du PER, mais fonctionne sous la forme d’un régime de retraite par points spécifiquement conçu pour les agents de la fonction publique et assimilés. Les cotisations versées permettent d’acquérir des points, convertis en droits au moment de la retraite.
Chez Préfon, au moment de la retraite, l'affilié bénéficie d'une grande souplesse. Parce que ses projets évoluent, il peut conserver tout ou partie de son épargne placée. Elle continue ainsi à fructifier tout en étant disponible. Il pourra effectuer des retraits partiels quand il en a besoin, sous forme de rente, de capital ou en combinant les deux à la carte.
Comment fonctionne la défiscalisation avec le PER ?
La défiscalisation avec un PER repose sur un mécanisme simple : les versements volontaires peuvent être déduits du revenu imposable, dans la limite d’un plafond annuel, ce qui réduit immédiatement l’impôt sur le revenu à payer. Cette déduction concerne exclusivement les versements du compartiment C1 du PER, c’est-à-dire les versements volontaires déductibles effectués par l’épargnant ; les autres compartiments (épargne salariale et versements obligatoires) ne sont pas concernés.
À noter :
dans le cadre du PER Préfon-Retraite, l’ensemble des cotisations versées peut bénéficier, au choix de l’adhérent, de la déduction fiscale.
Cette déduction n’est pas automatique : l’épargnant peut décider de renoncer à l’avantage fiscal à l’entrée (c’est-à-dire intégrer ses sommes dans ses revenus imposables), afin de bénéficier de son avantage fiscal à la sortie, ce qui permet d’adapter la stratégie à sa situation personnelle et à l’évolution prévue de ses revenus (souvent plus importante lorsque l’épargnant est en activité que lorsqu’il est à la retraite).
Quels sont les avantages d’un PER et de la défiscalisation des versements ?
Le PER présente un double intérêt : préparer un complément de revenus pour la retraite et optimiser sa fiscalité pendant la vie active. La défiscalisation des versements permet de transformer une partie de son impôt en épargne longue, ce qui renforce l’effort d’épargne sans augmenter proportionnellement le budget mensuel qui lui est alloué.
Amplifier l’effort d’épargne grâce à l’avantage fiscal
En déduisant les versements du revenu imposable, l’épargnant réduit immédiatement son impôt, ce qui diminue le « coût réel » de son versement. Plus la tranche marginale d’imposition est élevée, plus cet effet de levier fiscal est important, ce qui rend le PER particulièrement adapté aux fins de carrière ou aux revenus élevés.
Capitaliser sur le long terme dans un cadre dédié retraite
Les sommes versées restent investies jusqu’à la retraite dans un cadre spécifiquement conçu pour l’épargne longue, ce qui permet de lisser les à-coups de marché et de se constituer un complément de revenus différé. L’épargne ainsi constituée vient compléter les pensions de base et complémentaires, souvent insuffisantes pour maintenir son niveau de vie. D’autant que les pensions de la fonction publique n’intègrent pas, ou indirectement, les primes des agents, qui peuvent constituer une part importante de leur rémunération.
Adapter la stratégie fiscale à son profil
Le PER offre la possibilité de choisir entre deux logiques : bénéficier de l’avantage fiscal dès le versement ou privilégier une fiscalité allégée à la sortie en renonçant à les déduire à l'entrée, selon sa situation présente et celle anticipée à la retraite. Cette souplesse permet d’ajuster la stratégie en fonction de l’évolution des revenus, de la composition du foyer et des autres placements déjà détenus (assurance vie, épargne salariale, immobilier, etc.).
Focus Préfon
Pour les agents de la fonction publique et assimilés, le PER Préfon-Retraite permet de cumuler ces avantages fiscaux avec un fonctionnement par points qui sécurise la conversion de l’épargne en rente et/ou en capital à la carte au moment de la retraite. En fin de carrière, il peut notamment servir à réduire une imposition devenue plus lourde.
Quel est le plafond de déduction pour les salariés et les non-salariés ?
Le plafond de déduction des versements sur un PER dépend du statut de l’épargnant (salarié / fonctionnaire ou travailleur non-salarié) et se calcule chaque année à partir des revenus professionnels et du plafond annuel de la Sécurité sociale (PASS). Ce plafond personnalisé figure sur l’avis d’imposition dans la rubrique « plafond épargne retraite » et sert de limite maximale pour les versements déductibles de l’année.
Plafond pour les salariés et fonctionnaires
Pour les salariés et les agents de la fonction publique, le plafond de déduction correspond à 10% des revenus professionnels nets de l’année précédente, dans la limite de 8 PASS, avec un minimum égal à 10% d’un PASS. En 2026, cela se traduit par un plafond compris entre 4 710€ et 37 680 € de versements déductibles pour un même contribuable, selon son niveau de revenu.
Plafond pour les travailleurs non-salariés
Pour les travailleurs non-salariés (TNS), le plafond est plus élevé : il combine 10% du bénéfice imposable dans la limite de 8 PASS, auxquels s’ajoutent 15% de la fraction du bénéfice comprise entre 1 et 8 PASS. En pratique, cela permet de déduire jusqu’à 88 911 € de versements en 2026, avec un minimum de 4 806 € même en cas de faible bénéfice.
Les versements effectués sur le PER Préfon-Retraite s’inscrivent dans ce même cadre de plafond épargne retraite : un agent public peut ainsi utiliser tout ou partie de son plafond disponible en cotisant à Préfon. Cela lui permet de réduire son revenu imposable tout en augmentant le nombre de points acquis dans le régime, ce qui renforcera le montant de sa rente future.
Comment déclarer ses versements PER ?
Pour bénéficier de l’avantage fiscal, il ne suffit pas de verser sur son PER : il faut aussi déclarer correctement ces versements dans la déclaration annuelle de revenus.
Les versements volontaires déductibles sur un PER se renseignent dans la rubrique « Épargne retraite » du formulaire 2042, au sein des « Charges déductibles ». Il faut inscrire le montant versé par chaque membre du foyer dans les cases dédiées : 6NS pour le premier déclarant, 6NT pour le second, 6NU pour les personnes à charge.
Avant de remplir la déclaration, il est recommandé de vérifier les montants figurant sur les documents transmis par l’organisme gestionnaire (relevé annuel, IFU, attestation fiscale PER) et de les rapprocher des montants préremplis, le cas échéant. Il convient aussi de s’assurer que la somme totale déclarée reste inférieure ou égale au plafond épargne retraite indiqué sur l’avis d’imposition, pour que l’intégralité des versements soit effectivement déductible.
À noter : Préfon met à disposition de ses affiliés un bulletin de situation annuel récapitulant le montant des cotisations déductibles, qui peut servir de base pour compléter ces cases sans risque d’oubli ou d’erreur.
À quel moment est réalisée la déduction ?
Les versements effectués sur un PER au cours d’une année civile (N) produisent leur effet fiscal lors de la déclaration de revenus réalisée au printemps de l’année suivante (N+1). C’est à ce moment-là que l’administration prend en compte les montants déclarés pour réduire le revenu imposable, dans la limite du plafond épargne retraite disponible.
Concrètement, l’économie d’impôt se matérialise sur l’avis d’imposition reçu quelques mois plus tard : le revenu imposable est diminué des versements déclarés, et l’impôt à payer est calculé sur cette base réduite. L’avantage fiscal n’est donc jamais immédiat : il suit toujours le calendrier classique déclaration / avis d’imposition.
Que faire des plafonds non utilisés pour les revenus ?
Les plafonds de déduction non utilisés ne sont pas perdus : ils se reportent automatiquement sur les cinq années suivantes et viennent majorer votre plafond épargne retraite disponible. C’est ce cumul (année en cours + cinq années précédentes) qui apparaît sur votre avis d’imposition dans la rubrique « plafond d’épargne retraite disponible ».
Comment fonctionne le report sur cinq ans ?
Si vous n’avez pas versé, ou pas assez versé, sur un PER une année donnée, la fraction de plafond non utilisée est reportable pendant cinq ans, en commençant par l’année la plus ancienne. Vous pouvez ainsi concentrer des versements plus importants sur une année où votre revenu (et donc votre tranche marginale d’imposition) est élevé, afin de maximiser l’économie d’impôt.
De quelle manière utiliser concrètement ces plafonds ?
Avant de planifier des versements importants, il est utile de vérifier sur l’avis d’imposition le montant du « plafond d’épargne retraite disponible », qui intègre déjà les reliquats des cinq dernières années. Vous pouvez alors calibrer vos versements PER jusqu’à ce montant pour que l’intégralité soit déductible, en profitant au passage d’éventuels droits non utilisés des années antérieures.
Quelle fiscalité choisir : à l’entrée ou à la sortie ?
Le choix entre fiscalité à l’entrée ou à la sortie dépend surtout de votre niveau d’imposition aujourd’hui et de celui que vous anticipez à la retraite. L’enjeu est de comparer l’économie d’impôt immédiate grâce à la déduction avec la fiscalité que vous subirez plus tard sur le capital ou la rente.
Quand privilégier la déduction à l’entrée ?
C’est généralement pertinent lorsque votre tranche marginale d’imposition (TMI) est élevée pendant la vie active (souvent à partir de 30% et plus). Dans ce cas, chaque euro versé sur le PER permet une économie d’impôt significative, et vous récupérez ensuite l’épargne à la retraite, à un moment où votre TMI sera souvent plus faible.
Quand préférer l’avantage à la sortie ?
Renoncer à déduire à l’entrée peut être plus intéressant si vous êtes peu imposé ou non imposable, car l’économie d’impôt immédiate serait faible, voire nulle. Dans ce schéma, le capital issu de versements non déduits sera exonéré d’impôt à la sortie, seules les plus-values étant alors soumises à la flat tax ou aux prélèvements sociaux selon le cas.
Dans un PER classique, la possibilité de sortir en capital dépend de l’origine des sommes : les versements volontaires du compartiment 1 peuvent toujours être retirés en capital, tandis que les autres compartiments suivent les règles fixées par le contrat.
Le PER Préfon-Retraite offre, au moment du départ à la retraite, une grande souplesse dans la récupération de l’épargne : il permet d’effectuer des retraits partiels sous forme de rente, de capital, ou de combiner les deux à la carte. Pendant ce temps, l’épargne restante continue de fructifier en toute sécurité. Cette flexibilité permet d’adapter l’utilisation de son épargne à ses besoins et à sa situation fiscale.
En cas de sortie en rente, les rentes issues de versements non déduits sont imposées sous le régime des rentes viagères à titre onéreux (RVTO).
Peut-on mutualiser avec son conjoint ?
Oui, il est possible de mutualiser le plafond d’épargne retraite au sein d’un couple, mais uniquement sous certaines conditions. Ce mécanisme permet d’utiliser le plafond non consommé par l’un des conjoints pour augmenter la capacité de déduire de l’autre.
Dans quels cas la mutualisation est-elle possible ?
La mutualisation est réservée aux couples mariés ou pacsés qui effectuent une déclaration de revenus commune. Pour en bénéficier, il faut cocher chaque année la case 6QR dans la rubrique « Épargne retraite » du formulaire 2042, faute de quoi la mutualisation n’est pas appliquée.
Quel est l’intérêt de mutualiser ?
Si l’un des conjoints n’utilise pas ou peu son plafond (par exemple en cas de faible revenu, temps partiel, congé parental), l’autre peut profiter de ce reliquat pour déduire davantage de versements sur son propre PER. Cette stratégie est particulièrement intéressante quand le conjoint qui utilise le plafond mutualisé se situe dans une tranche marginale d’imposition plus élevée, ce qui maximise le gain fiscal pour le foyer.
Conseils pour optimiser la défiscalisation de son PER
Pour optimiser la défiscalisation de son PER, l’enjeu est moins de « verser le plus possible » que de bien choisir le montant, le moment et la personne qui verse, en fonction de la situation fiscale du foyer. Quelques réflexes simples permettent de tirer pleinement parti du mécanisme sans mauvaise surprise à la sortie.
- Adapter le montant à sa tranche marginale : calibrer ses versements en priorité sur les années où la tranche marginale d’imposition est élevée (changement de poste, primes importantes, fin de carrière) maximise le gain fiscal par euro versé. Inversement, en cas d’année faiblement imposée, il peut être judicieux de limiter ou décaler une partie des versements pour les concentrer sur un exercice ultérieur plus taxé.
- Exploiter plafonds, reports et mutualisation : avant de verser, vérifier systématiquement le « plafond d’épargne retraite disponible » (incluant les cinq années antérieures) permet de ne pas dépasser le montant réellement déductible. En couple marié ou pacsé, la mutualisation des plafonds au profit du conjoint le plus imposé permet souvent d’augmenter sensiblement la réduction d’impôt globale du foyer.
- Anticiper la fiscalité future à la sortie : optimiser la défiscalisation suppose aussi de garder un œil sur la sortie : mieux vaut profiter de l’avantage fiscal aujourd’hui si l’on anticipe une TMI plus faible à la retraite, quitte à lisser les retraits sur plusieurs années pour éviter un « pic » d’imposition futur. Une projection, même simplifiée, de ses revenus de retraite (pensions + rentes + retraits de capital) aide à choisir entre avantage fiscal à l’entrée ou à la sortie.
En pratique, un accompagnement personnalisé (simulateur Préfon ou conseil) peut aider à déterminer le niveau de cotisation optimal en fonction de la carrière, de la TMI et de l’objectif de rente future.
Peut-on sortir du PER sans frais ?
La plupart des PER ne facturent pas de frais spécifiques au moment de la sortie en capital, mais cela dépend des conditions prévues au contrat. En revanche, certains frais peuvent exister en cas de sortie en rente ou de transfert vers un autre PER, même s’ils sont encadrés par la loi.
Sur les PER récents, la sortie en capital (à la retraite ou en déblocage anticipé) est le plus souvent sans frais de sortie dédiés, en dehors des frais de gestion déjà prélevés pendant la vie du contrat. En cas de sortie en rente viagère, des frais d’arrérage (souvent entre 1% et 3%) peuvent en revanche s’appliquer, ce qui réduit légèrement le montant effectivement versé chaque mois.
Si l’épargnant choisit de transférer son PER vers un autre établissement plutôt que d’en sortir directement, les frais de transfert sont plafonnés à 1% de l’encours lorsque le plan a moins de 5 ans, puis deviennent gratuits au-delà. Pour les anciens contrats (PERP, Madelin…) transférés vers un PER, les frais sont également encadrés et peuvent être nuls après une certaine durée de détention.
Le PER Préfon-Retraite se distingue sur ce point : il ne prévoit pas de frais d’arrérage en cas de sortie en rente, contrairement à de nombreux PER du marché. Les frais de transfert sont quant à eux strictement limités au cadre légal en vigueur. Avant toute décision, il reste recommandé de consulter le détail des frais applicables à son contrat afin d’en connaître précisément les modalités.
Peut-on associer différents produits d’épargne ?
Oui, le PER a vocation à s’inscrire aux côtés d’autres produits d’épargne, et non à les remplacer. L’idée est de construire une stratégie patrimoniale globale où chaque enveloppe joue un rôle complémentaire (liquidité, retraite, transmission, projets à moyen terme…).
Associer PER et assurance vie / PEA
Combiner PER et assurance vie permet de profiter à la fois de la forte défiscalisation du PER et de la grande souplesse de l’assurance vie (retraits possibles à tout moment, fiscalité avantageuse après 8 ans). Le PER devient la brique dédiée « retraite et défiscalisation », tandis que l’assurance vie ou le PEA servent plutôt de réserve de long ou moyen terme mobilisable avant la retraite.
Multiplier les enveloppes retraite
La loi n’interdit pas de cumuler plusieurs PER (individuel, collectif, obligatoire) ni d’additionner PER et anciens dispositifs transférés (PERP, Madelin, etc.). Cette combinaison permet de diversifier les gestionnaires, les modes de gestion et les options de sortie, tout en restant dans le même cadre fiscal global d’épargne retraite.
Pour les agents publics, Préfon propose aussi de regrouper d’anciens contrats d’épargne retraite au sein du PER Préfon-Retraite, afin de centraliser la gestion tout en conservant la possibilité de détenir, à côté, d’autres produits d’épargne pour diversifier ses objectifs. Préfon propose également un contrat d’assurance vie, qui peut compléter utilement un PER en apportant davantage de souplesse et de disponibilité des fonds.
Quelle fiscalité en cas de décès ou de non-imposition ?
La fiscalité du PER en cas de décès ou pour un titulaire non imposable réserve des traitements spécifiques, qui peuvent en faire un outil intéressant même en l’absence d’impôt sur le revenu immédiat.
En cas de décès du titulaire
Pour un PER assurantiel, si le décès intervient avant 70 ans, les capitaux transmis aux bénéficiaires désignés bénéficient d’un abattement spécifique par bénéficiaire, puis d’une taxation forfaitaire, sur un modèle très proche de l’assurance vie. Si le décès survient après 70 ans, un abattement global plus faible s’applique sur l’ensemble des capitaux, le surplus étant réintégré dans la succession et soumis aux droits de mutation classiques, avec toutefois des exonérations possibles pour le conjoint ou le partenaire de PACS.
En cas de non-imposition
Pour un épargnant non imposable, déduire ses versements n’apporte pas ou peu d’avantage immédiat, puisque l’impôt sur le revenu est déjà nul ou très faible. Dans ce cas, il peut être pertinent de renoncer à déduire à l’entrée : les versements ne réduisent pas l’impôt, mais le capital correspondant sera exonéré d’impôt sur le revenu à la sortie, seules les plus-values supportant la fiscalité des produits.
Pour un agent public peu ou pas imposable, le PER Préfon-Retraite peut rester pertinent en épargne longue, à condition de bien paramétrer l’option fiscale (déduire ou non) afin de privilégier la fiscalité la plus douce au moment de la sortie pour le titulaire ou ses bénéficiaires.
Comment remplir sa déclaration d’impôts ?
Remplir correctement sa déclaration d’impôts permet de transformer concrètement ses versements PER en économie d’impôt, sans mauvaise surprise ni oubli. La démarche se fait désormais presque toujours en ligne, en quelques étapes clés autour de la rubrique « Charges déductibles » et des cases dédiées à l’épargne retraite.
Lors de la déclaration en ligne, il faut d’abord cocher la rubrique « Charges déductibles » pour faire apparaître les cases relatives à l’épargne retraite. Les versements volontaires sur un PER individuel se reportent ensuite dans la rubrique « Épargne retraite », en indiquant le montant pour chaque membre du foyer : case 6NS pour le premier déclarant, 6NT pour le second, 6NU pour les personnes à charge.
Avant de valider, il est recommandé de s’appuyer sur les attestations transmises par l’organisme gestionnaire (relevé annuel, IFU, attestation PER) pour vérifier les montants et s’assurer qu’ils restent dans la limite du plafond épargne retraite indiqué sur l’avis d’imposition. En cas d’erreur ou d’oubli constaté après coup, une correction en ligne de la déclaration reste possible dans les délais prévus par l’administration.
Synthèse
Découvrez notre synthèse pour tout savoir sur la défiscalisation avec un PER :
- Le PER est un contrat retraite longue durée qui permet de se constituer un complément de revenus pour la retraite, avec une épargne en principe bloquée jusqu’au départ en retraite et récupérable en capital, en rente ou en combinant les deux.
- L’avantage majeur du PER est la possibilité de déduire les versements volontaires du revenu imposable, dans la limite d’un plafond annuel (majoré des plafonds non utilisés des cinq années précédentes et éventuellement mutualisé au sein d’un couple), ce qui réduit tout de suite l’impôt tout en finançant sa retraite.
- L’optimisation passe par le bon calibrage des versements (en fonction de sa tranche marginale d’imposition, de ses plafonds disponibles, de la mutualisation avec le conjoint) et par le choix entre avantage fiscal à l’entrée ou à la sortie selon que l’on anticipe une fiscalité plus forte en phase d’activité ou à la retraite.

