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La Préfon assiste aux 25emes rencontres parlementaires sur l’épargne

04 février 2016

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Mardi 2 février 2016 à Paris se sont tenues les 25èmes rencontres parlementaires sur l’épargne qui invitaient parlementaires, professionnels et experts à échanger sur les comportements d’épargne des français et les enjeux que posent aux professionnels et à la cohésion sociale la numérisation des pratiques bancaires de ces dernières années.

 

Les études présentées en première partie de matinée, font apparaître que les français peinent aujourd’hui à épargner ce qui provoque une insuffisance de moyens pour investir dans l’économie. Tandis que l’épargne représente seulement 4% du patrimoine des ménages, les besoins de financements tendent à montrer que l’allocation de l’épargne doit être davantage orientée vers le long terme. Pourtant aujourd’hui l’épargne des français apparaît être en grande partie dirigée vers l’immobilier.

 

Il existe 3 types d’épargne : l’épargne de précaution, l’épargne d’investissement, l’épargne retraite. L’épargne retraite représente une part faible. Pourtant elle permettrait de financer l’économie via des investissements de long terme. Pour Philippe Setbon, Directeur général de Groupama Asset Management, l’investissement des ménages est déterminé par le triptyque risque, liquidité, fiscalité ce qui signifie que le législateur public dispose d’un rôle non négligeable pour guider les comportements en matière d’épargne par l’octroi de mesures fiscales avantageuses. Pour ce dernier, ce sont les dispositifs d’épargne-retraite qu’il s’agirait de stimuler en vue de financer l’économie réelle par des investissements de long terme, à côté des outils traditionnels que sont le livret A, le PEL et l’assurance-vie.

 

Tandis qu’une deuxième table ronde présentait l’état de la construction de ce que l’on appelle l’Union des capitaux qui renvoie aux législations assurantielles et bancaires européennes et qui fait l’objet de débats contrastés chez les experts et les technocrates, une partie des débats a concerné l’enjeu du sens de l’épargne. Anne-Caroline Husson Traore (Novethic) et Daniel Roy (Banque Postale Asset management) faisaient le constat que les mutations sociales et économiques contemporaines ont provoqué un changement de nature de l’épargne et du rapport des français à celle-ci. A la faveur des enjeux liés à la transition énergétique et des problématiques de financement des retraites, les français seraient en demande de produits d’épargne à valeur sociale que les investissements ISR rendent possibles et lisibles pour les consommateurs. 

 

La dernière session de la matinée a concerné plus spécifiquement les enjeux de la gestion de l’épargne à l’ère du numérique. Le secteur bancaire connaît une nouvelle concurrence des services en ligne qui imposent de repenser les enjeux liés à la tarification des services bancaires, les inégalités sociales et territoriales dans l’accès à ces services dématérialisés ainsi que la question de la déshumanisation des rapports entre les consommateurs et leurs conseillers bancaires et l’insuffisante éducation des citoyens aux problématiques financières qui encore rendent peu lisibles les produits d’épargne disponibles et les offres associées. Ces questions, ouvertes par les intervenants lors de cette matinée de débat, feront ainsi l’objet des travaux parlementaires de l’année 2016.

 
 

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